Quand je me réveille dans un mini oasis, invente une nouvelle langue et fais face à la mort…

Paris brûle t-il?

7h du matin, la nuit a été courte. Un copieux petit déjeuner et une première baignade – bonheur – à l’ombre des palmiers entourant la piscine, le tout dans une chaleur plus supportable à cette heure : on a connu réveil plus difficile….

La France est déjà loin!

Piscine et cocotier, repos bien mérité - carnets de voyages - voir ailleurs

Piscine et cocotier à Bangkok

Notre destination du jour est Bangsaen, une petite ville en bord de mer, à 2h de Bangkok, où un ami, Tanguy, travaille depuis quelques mois et doit nous héberger pour le week end. Nous nous y rendrons en minibus.

Lost in Translation

Si se procurer des billets de transport est normalement chose aisée, se procurer des billets de bus, sans parler un mot de Thaï, auprès d’un guichetier Thaïlandais ne parlant pas un mot d’anglais ou de Français l’est beaucoup moins .

Finalement, c’est après dix minutes d’échange, dans un langage probablement inventé pour l’occasion, et deux heures de transport – passées à tenter de ne pas prêter attention à la route puisqu’ici, si code de la route il y a, il ne semble être appliqué ni de près ni de loin – que nous arrivons à destination!

Boulevard de la mort

Bangsaen! Face a nous, un grand boulevard que nous devons traverser pour attraper un Tuk Tuk et se rendre à la plage. La circulation est dense, les voitures, les motos et donc les Tuk Tuks se côtoient, se doublent, se klaxonnent, et s’évitent, tant bien que mal, tout en esquivant les piétons qui ont le courage – la folie?  – de traverser la cinquantaine de mètres de chaussée les séparants de “l’autre cote” .

Sur les trottoirs déjà plutôt étroits, les nombreux marchands ambulants rendent la circulation difficile, d’autant qu’il y a foule, et les bousculades sont quasi inévitables. Certains s’arrêtent pour manger, probablement attirés par les subtiles parfums de de viande grillée ou de soupe au lait de coco qui laissent difficilement insensibles.

boulevard de la mort en Asie - Carnets de voyages - Voir ailleurs

Y aller ou fuir?

Le sentiment de dépaysement  est  total, renforcé par les cris des vendeurs ambulants, et par la sonorité de cette langue particulière qu’est le Thaï. Langue qui s’affiche également sur les enseignes de toute sorte de magasin, enseignes débordants d’ailleurs généreusement sur la rue et ajoutant donc à la rue qui s’offre devant nous une légère note chaotique.

Il est 16h en ce vendredi 2 novembre 2012, il fait très chaud et humide, et tout est normal à Bangsaen Beach.

 

Et vous, avez vous déjà ressenti ce genre de choc culturel? Si oui, quand et où? De manière générale, qu’est ce qui vous fait réaliser que vous êtes loin de chez vous lorsque vous voyagez? 

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