Quand je passe une soirée à Melbourne qui restera comme l’une des plus originales des mon année en Australie…

Maria

Melbourne, un jour d’octobre 2013. Cela fait maintenant des mois que je travaille à La Tortillaria, un délicieux restaurant Mexicain. Mes collègues de travail sont nombreux et leur nationalité variée. Parmi eux, Pedro, un Chilien , Jeannie, une Australienne, Lliana, une mexicaine, et Maria une Hondurienne.

La tortillaria

La tortillaria

Pedro et Jeannie ont à peu près mon âge. Maria a l’âge d’être à la retraite mais Maria est une personne plutôt singulière : elle vient travailler pour le plaisir!
Elle n’a pas vraiment besoin de l’argent, et aime juste pouvoir goûter à la gastronomie mexicaine qui doit lui rappeler les saveurs de son pays natal. Et le plaisir qu’elle ressent se lit sur le sourire qui illumine son visage en permanence. Toujours de bonne humeur, parfois au point de danser sur la musique aux accent latinos qui résonne dans le restaurant, elle est une serveuse idéale pour les client avec qui elle discute de longs moments (ce qui est moins idéal pour les collègues serveurs…mais ça tombe bien, ne lui sont réservés que les horaires les plus calmes).

Maria m’aime bien. Maria aime tout le monde en fait. Ou presque mais peu importe.
Maria aimait raconter au Français que je suis que son plaisir, certains après midi, est de déguster un petit cognac de chez moi, tout en fumant un cigare roulé à la main du Honduras.
Je finis par lui dire que si je n’ai jamais réellement fumé le cigare, j’ai toujours adoré l’objet, et l’odeur de la fumée qu’il dégage.
Le prétexte est tout trouvé et me voilà invité chez elle pour un apéritif, avec son mari, Jeannie, Pedro et Lliana.

Maria (et Gerardo le Manager du restaurant)

Maria  (et Gerardo le Manager du restaurant)

Une soirée à Melbourne

C’est moi le dernier arrivé, en cette douce soirée de printemps, lorsque je pénètre dans la maison modeste d’une banlieue tranquille de Melbourne qu’habite Maria.
L’ambiance est chaleureuse, tout le monde autour de la table s’apprécie. Le mari de Maria, un Allemand, me pose de nombreuses questions sur la France, ma région natale (la Picardie, biloute!), et un tas d’autres choses. La musique sud américaine entraine Maria dans des démonstrations de danse improvisées.
Le temps passe. Moi qui pensait venir pour un petit apéro et repartir tôt, je constate que la nuit est déjà bien tombée.
Maria a toujours la forme.
Il est temps de sortir ce bon cognac français qu’elle conserve pour les occasions spéciales. Ainsi que les fameux cigares du Honduras, dont elle m’a tant parlé!. Son mari est parti chercher son accordéon pour nous accompagner!

Cigare honduras

Cigare honduras

Je repense parfois avec amusement à cette soirée et aux moment qui ont suivi. Je repense parfois que ce soir là, ce n’est peut être pas la soirée la plus folle que j’ai vécue en Australie, mais la plus originale sans aucun doute. Une des meilleures aussi.
Je repense parfois qu’une nuit de printemps, dans une banlieue calme de Melbourne, j’ai simplement fumé un délicieux cigare sud américain, un verre de bon cognac français à la main, en compagnie d’une Mexicaine, d’un Chilien, d’une Australienne d’une Hondurienne et de son mari allemand jouant de l’accordéon…

La soirée dura ainsi jusqu’au petit matin.

Le jour se levait sur Melbourne et dans le tram vide qui ma ramenait chez moi, je humais les deux cigares offerts par Maria. Avec la promesse d’en garder un précieusement jusque mon retour en France. Le second fut voyagea avec moi plus d’un an avant d’être fumé lors d’une soirée Néo Zélandaise.
Aujourd’hui encore, je garde toujours précieusement le premier.

 

Mon cigare du Honduras

Mon cigare du Honduras

Et vous, avez vous déjà vécu des soirées atypiques, extraordinaires, qui restent d’excellents souvenirs? Racontez moi ça!

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